Salam maleykoum,
Tout le monde à Marrakech ne parlait que de cela voilà quelques semaines : les champs de blés parsemés de coquelicots de la route d’Imlil,
dignes d’un tableau de Monet. Il est vrai que, suite à cet hiver long et pluvieux, les campagnes sont verdoyantes et chatoyantes. Nous avons
encouragé nombre de nos hôtes à faire cette excursion et nous désespérions de trouver nous-mêmes une journée pour nous échapper de la chaleur marrakchie afin d’admirer le spectacle. Nous sommes
arrivés un peu tard, les coquelicots étaient certes toujours en fleurs mais les blés sont prêts pour la moisson, qu’importe un bol d’oxygène et de nature est toujours le bienvenu et c’est avec
grand plaisir et boulimie que nous avons dévoré les paysages marocains. Jamais, inch’Allah, nous ne nous lasserons devant tant de beauté et de simplicité, merci Dame Nature !
La route est d’abord parsemée d’agaves et figuiers de Barbarie, lesquels laissent successivement place aux champs de blés et oliviers, puis
aux cyprès, genévriers, thuyas, eucalyptus et chênes verts. Au début, très riche, la terre ocre est composée d’argile rouge, peu à peu, à l’approche des hauteurs, les coteaux deviennent schisteux et pentus. En effet, au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans les terres et que nous gagnons en altitude, le sol est
constitué de ces schistes bleus aux reflets rouges qui nous ont fait penser au Languedoc, et nous sommes laissés rêver à y planter Grenache,
Cinsault, Carignan et autre Syrah… De plus, cette région jouit d’un excellent microclimat, ce qui fait notamment son succès en été lorsque Marrakech se transforme en véritable fournaise.
En cliquant ici, vous pourrez découvrir l’album relatif à cette balade. Tour à tour, après avoir quitté Marrakech, en direction
d’Imlil, au sud-ouest de Marrakech, nous avons visité les villages de :
- Tahanaout (un fabuleux vieux village à flanc de montagne, bientôt supplanté par son petit
frère, Tahanaout « jdid », qui se construit pour faire face au succès croissant du coin),
- Ouirgane, où nous nous sommes arrêtés manger au Sanglier qui Fume (pas de cochonnailles au
menu, au grand dam d’Emmanuel qui espérait trouver là une succursale du Cochon qui Fume dijonnais). Cette « vieille » auberge est une excellente adresse, le service est efficace et
professionnel, et la cuisine, fraîche et gouteuse. Un endroit idéal pour siroter un verre de Rosé (ils ont même du Val d’Argan !), à l’ombre de la tonnelle. Plus loin, en direction du col du
Tizi N Test et de Taroudant, un barrage a récemment été construit. Pour le moment, le lieu n’a pas encore été pris d’assaut par les promoteurs immobiliers et ce coin est un véritable petit
paradis pour les amoureux de la nature. La route jusqu’à Taroudant est fabuleuse mais cela fera l’objet d’un autre récit, inch’Allah !
- Asni , village berbère à 1150 m d’altitude sans grand intérêt en dehors du très beau panorama
sur la vallée,
- Imlil, à 1740 m d’altitude, au pied du Djebel Toubkal (le point culminant du Maroc avec ses
4167 m) : charmant village, point de départ de fabuleuses excursions (que je reporte de quelques mois), notamment le Parc national du Toubkal et son écomusée (avec sentier botanique et
réserve naturelle de mouflons), et l’ascension de son sommet (amateurs, inscrivez-vous, Emmanuel cherche des compagnons de randonnée !).
Le Maroc, pays de la diversité et des extrêmes, comme j’aime à le décrire, ne cessera jamais de nous enchanter. Il recèle encore milliers de
ces petits coins sauvages et sauvegardés, pour le plaisir des yeux.
Bslamalikoum
Lundi 25 mai 2009
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16:42
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Par DAR MA WARD
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